« Parole d’expert » – Entretien de René Bastardy Septembre 2018

Question : Qui y a-t-il de changé dans le monde du courtage depuis le dernier salon de l’immobilier ?

RB : ‘’ Les courtiers sont devenus incontournables et toujours plus nombreux. Les banques hormis le Crédit Agricole 31 et parce qu’elles ont fait la part des choses ont déclaré forfait sur ce salon. Cela signifie que le système bancaire entame une profonde mutation et que la quasi-totalité des établissements nous considèrent comme de vrais interlocuteurs « respectables et respectés » susceptibles de leurs servir de bouclier en leurs redirigeant des clients qui prennent la poudre d’escampette parce que mal suivis, mal conseillés, mal écoutés (c’est du moins ce que l’on entend au jour le jour) et de détonateur lorsqu’il s’agit de faire rentrer dans leurs livres de beaux profils, j’entends des CSP plus.

A titre d’exemple, obtenir du 1% sur 20 ans, hors assurance bien sûr, c’est faisable en septembre 2018. Toutes celles, et tous ceux qui n’ont pas eu ces conditions peuvent être surpris(es) s’ils appartiennent à ce segment, d’autres déçus d’être à 0.50% plus cher.
Je ne sais pas qui à raison ou qui a tort. Le fait est que sans l’intervention du courtier cette proposition n’aurait jamais existé. Pour les autres, peut être que le taux aurait été de 1,30% ».

L’intervention du courtier optimise vos conditions d’emprunt. Il est devenu indispensable dans toute négociation de prêt. On emprunte moins cher dans sa propre banque en étant représenté par un courtier plutôt qu’en faisant ses démarches soi même. Demain le courtier aura un pré-accord (ou un accord) sur votre dossier.

Question : Pouvez-vous mettre des chiffres en face de ces taux et de ces mots ?

RB : « 200 000 Euros hors assurance correspondent à une échéance de 919,79 Euros, soit un coût total de 20 749 Euros.
200 000 Euros à 1,50 % correspondent à une échéance de 979,79 Euros, soit un coût total de 31 620 Euros.
200 000 Euros à 1,30 % correspondent à une échéance de 946,80 Euros, soit un coût total de 27 232 Euros.

En terme de projection, considérons que ces différences amputent le budget de 15 000 Euros environ pour la majeure partie des emprunteurs.

Grâce au courtier, on peut emprunter en septembre 2018 à peu près aux mêmes conditions qu’en début d’année, ce qui signifie que son intervention, non compris les assurances à une incidence de l’ordre de 0,20 à 0,30%, ce qui justifie largement ses honoraires ».

Attention, le meilleur prêt est la somme d’un taux, d’une garantie, d’une assurance. A mon sens, le conseil est donc nécessaire plutôt que les achats packages en ligne ou en fait c’est la banque qui vend son produit !

Question : Tout le monde peut-il s’inventer courtier et offrir ses services ?

RB : « Evidemment non. Nous exerçons dans un métier réglementé et sommes inscrits à l’ORIAS (Organisme Regroupant les Intermédiaires d’Assurance) qui vérifie et valide notre capacité à pratiquer. Nous sommes soumis au contrôle de l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) qui est l’organe de supervision adossé à la Banque de France.
A ce propos, nous avons été la première société de courtage contrôlée sur Toulouse. Sur le coup on s’est dit pourquoi nous, mais il est vrai qu’avec notre dénomination commerciale et notre notoriété nous faisons parfois penser à une grosse « franchise » alors que nous revendiquons notre indépendance dans un monde ou les rachats, regroupements vont bon train. Avec le recul, j’ai mis à profit les remarques et observations qui m’ont été faites pour encore et encore améliorer notre approche en matière de conseil préalable. Vous retrouvez tout sur notre site www.toulouse-credit.fr concernant notre méthode et nos engagements. Les emprunteurs peuvent donc être rassurés. Rencontrer un courtier ne les engage à rien avant la signature du mandat de représentation.

Mon conseil avant de faire son choix, c’est de visiter les sites internet et de s’attarder sur la pertinence des avis ».

Question : On a compris l’intérêt de solliciter un courtier, mais comment le choisir ?

RB : « Chacun a son mode de pensée et de fonctionnement. Les emprunteurs ont le choix entre les grandes franchises dont je ne citerai pas les noms, elles sont tellement connues, et les indépendants « petits moyens ou gros ». Toulouse Crédit appartient à la deuxième catégorie et à un style que l’on peut qualifier de différent. Pour ceux qui doutent ou qui pensent que les « gros » ont de meilleures conditions, qu’ils sachent que tous les courtiers ont la même grille de taux sur la grille de départ.

Après, tout dépend de ce qu’ils en font eu égard à leur production, leurs taux de concrétisation dans les différentes banques, leur capacité à faire valoir les nouvelles règles en matière d’assurance…
Mon conseil est donc de prendre un rendez-vous gratuit, bien sûr, puisque les emprunteurs sont protégés par la loi MURCEF, qui précise « qu’aucun versement de quelque nature que ce soit ne peut être exigé d’un particulier avant l’obtention d’un ou de plusieurs prêts d’argent ».
Après c’est une affaire de ressenti, de style ou de personne ».

Mon conseil : privilégiez le concret, les engagements précis, les simulations qui font apparaitre le taux de l’emprunt, la garantie, l’assurance et les frais de mandat s’il y a lieu.

Si vous souhaitez en parler, rendez-vous pour de vraies simulations au salon de l’habitat de Toulouse du 4 au 7 octobre, stand E014 ! 

Retrouvez cet interview sur le site du salon de l’immobilier Toulouse Occitanie